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07 septembre 2012

Barrez-vous (de France, parcequ'il n'y a plus d'espoir pour les jeunes?)

Vu ce matin sur Libé, un article egalement publié:
Barrez-vous ! | Barrez-vo.us

C'est tout de meme ironique toutefois de lire cet excellent et fort juste coup de geule sur Libé... On ne peut pas vraiement dire que ce journal ni la gauche en general encourage la prise de risque, l'entreprise, la reforme, etc... La gauche a sa bonne part d'egoismes et de defense des rentres de situations, pardon "acquis sociaux." Pendant que la RATP fait la greve, les jeunes ne vont pas au boulot.
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07 juin 2012

Sur la taxation des expats

Les petits moutontribuables
Après un mois de gouvernement socialiste, on en est deja a 20 milliards de déficit en plus. Pauvre France, t'es bien sur la voie du Club Med pour rejoindre les PIGS (Portugal, Italy, Greece, Spain).

Comme le dit le blog Contrepoints, l’état a faim:
Sortez les fusils taxatoires : la traque de l'exilé fiscal commence ! | Contrepoints

Évidemment, la réponse est plus de taxes. Sur la finance, qui n'a pas attendu longtemps pour monter au créneau sur le thème "si ça continue on délocalise" ou bien les telcos qui ont renchéri sur l'air "marre d’être pris pour des vaches a lait"). 

Pour en revenir a la taxation des expats, c'est stupide et impraticable. Stupide car la raison pour l'exode est le manque d’opportunités en France, en particulier pour les jeunes -et la hausse du SMIC ne va pas améliorer la situation. Impraticable car cela reviendrait a renégocier tous les traites bilatéraux, y compris ceux de l'UE. Il faut en sus faire la distinction entre le vilain expatrié fiscal et ceux qui préfèrent être serveurs a Londres plutôt que chômeurs a Montpellier. Pour beaucoup, le calcul est vite fait: ça coûte GBP1400 pour devenir citoyen anglais...

Et comme ils ne comprennent rien a l’économie (voir 35 heures, le grand gachis de la gauche) ils ne parlent pas d'encourager la création d'emplois (voir Chômage: à qui la faute?), non non, au contraire: Le gouvernement veut-il en finir avec les auto-entrepreneurs ?

Après tout, 11% des électeurs croient au père noël et 22% pensent que se replier chez soi c'est la solution... Pauvre France... Heureusement qu'on a un Flamby Normal...


Voir aussi:



18 octobre 2010

Jeunes: dans la rue mais pas a l'assemblee nationale

A l'heure ou les jeunes sont dans la rue, je suis tombe sur un article de l'Express (ce journal belge si typiquement francais en ce sens que l'economie est releguee a la portion congrue, apres les pages culturelles) traitant de l'engagement des jeunes suedois en politiques.

Cet article merite d'etre lu (comme la plupart des articles comparant les meilleures pratiques entre pays d'ailleurs), mais la version en ligne ne comprend pas une illustration presentant la France comme bonne derniere en nombre de deputes ages de moins de 40 ans en debut de legislature.  La source en est un certain Louis Chauvel (Sciences Po Paris). En voici une version alternative trouvee dans la Vie des Idees:

Nombre de représentants de plus de 60 ans pour un représentant de moins de 40 ans. Chambres basses de différents pays.

pays nombre de représentants
Suède0,44
Australie0,44
Lettonie0,59
Allemagne0,78
Italie2,66
Royaume-Uni3,00
France 9,00

Source : Recueils biographiques nationaux ; année la plus récente


Voir aussi ce post de Michel FRANÇOIS (conseiller municipal Union Démocratique Bretonne de Saint-Herblain): Les députés français sont-ils les plus vieux d'Europe?

Est-ce un debut d'explication pour comprendre comment que les jeunes sont a la fois en train de se faire rouler dans la farine et instrumentaliser?

Mes autres posts sur les jeunes:




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12 octobre 2010

Grutier sur le port de Marseille, meilleur job du monde?

Grutier sur le port de Marseille, meilleur job du monde? - LEXPANSION

Mais pourquoi font-ils greve?

Ce qui m'interpelle encore plus c'est la raison pour laquelle les lyceens font la greve.

Lorsque les socialistes parlent d'une generation sacrifiee c'est vrai: les jeunes le sont par les egoismes des baby boomers. En plus de la dette contractee par les seiniors en periode de croissance (fort non?), ils doivent financer un systeme de retraite au en faillite que personne (ni la mitterandie, ni la chiraquie) n'a eu le courage de reformer durant les 20 dernieres annees malgres le l'urgence evidente du probleme.  Oh, et la fameuse politique de l'emploi participe de la meme logique que les 35 heures: taxer plus pour subventionner des pseudos emplois, on ne fait pas mieux pour detruire de la richesse.

Mais faire greve n'a aucun sens pour des gens dont la nation finance les etudes et faire la greve pour soutenir la retraite a 60 ans revient a donner un baton pour se faire battre:
  • il est evident que les jeunes d'aujourd'hui, quoi qu'il arrive, devront travailler plus longtemps, probablement aux environs de 70 ans
  • maintenir la retraite a 60 ans signifier augmenter la dette payee par les generations futures

Les lyceens n'ont ils n'ont rien compris ou bien sont-ils des imbeciles profonds?

A lire d'urgence le communique de Retraites: Generations Sacrifiees.



14 décembre 2009

35 heures, le grand gachis de la gauche

Le Figaro d'aujourd'hui titre sur "La France paie toujours la facture des 35 heures" pour commemorer ce funeste anniversaire:
C'était il y a dix ans, le 15 décembre 1999. Le Parlement faisait entrer définitivement la France dans l'ère des 35 heures en adoptant la seconde loi Aubry sur la réduction du temps du travail.
Bizarrement, pas un mot a Libé...

L'article du Canard Dassault est assez eloquent, morceaux choisis:
Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 2002 n'ont eu de cesse de corriger ce que Lionel Jospin avait fini par qualifier d'«erreur économique » et que Nicolas Sarkozy estime aujourd'hui être une «erreur historique». D'après l'institut de recherche COE-Rexecode, les 350 000 emplois créés ­entre 1997 et 2002 ne l'ont été que grâce à la croissance, et pas grâce à la réduction du temps de travail. «L'accroissement de l'emploi n'a pas été supérieur en France sur cette période, alors que nous avions une croissance plus forte , remarquait dès 2004, son directeur, Michel Didier. Il n'y a pas eu un enrichissement supérieur de la croissance en emplois qui s'expliquerait par la réduction du temps de travail.»
Côté finances publiques, les 35 heures ont coûté cher : 15 milliards d'euros par an, à partir de 2002, en allégements de charges, pour compenser en partie l'augmentation de 11 % du coût horaire du travail. Ces aides n'ont pas suffi, car les entreprises ont dû piocher dans leurs gains de productivité et geler les salaires pendant plusieurs années pour régler la note.
Côté compétitivité, ce n'est pas mieux. Selon COE-Rexecode, la perte de plus de 3 points de parts de marché de la France dans la zone euro depuis 1999 serait ainsi largement imputable aux 35 heures, qui handicapent les entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes. «Nous avons peut-être évité l'effondrement, mais pas l'affaiblissement, concluait Laurence Parisot en 2007 dans Besoin d'air. Nous avons toujours le droit de jouer dans la compétition économique mondiale, mais plus en première division !»
J'ai deja pas mal bloggé sur la question, notamment dans ce post:Segolene vs. Aubry: mon verdict
Apres tout, c'est Aubry qui s'est dit que s'il n'y avait pas de boulot, il faudrait le rationner. Mais cette logique crypto-communiste oublie que si l'on reduit la duree legale du travail a 35 heures, la nation cree moins de richesse. Donc moins de travail.
Voir aussi:








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19 octobre 2009

X, Y et Quadras -tous demotives?

Lu dans le Le Canard Dassault today: Emploi : SOS quadras !

Cet article reprend un communique de presse du cabinet Alter Ego sur les etats d'ames des quadras, "«pierres angulaires de l'entreprise», mais se sententant «laissés pour compte», après s'être investis sans limites. "

Si l'article du Figaro n'ajoute pas grand chose comme contenu a l'enquete (n=1200 cadres), celle ci n'en est pas moins interessante -preuve qu'on peut faire des bonnes relations presse si on a du contenu.

On semble definitivement etre revenu des annees 80, les quadras ne sont plus ces winners mais en general sentent que leur evolution passe par un changement d'employeur. Ce qui est surprenant au passage c'est que la France le decouvre juste! La mobilite est beaucoup plus forte a l'etranger et personne n'en fait tout un plat.

Par contre, quand la reprise sera la (pas avant fin 2010 en France), les DRH se devront d'etre preparees: a force de nourrir l'individulalisme (a force de plans sociaux et de payer les gens au lance pierre) les entreprises risquent d'avoir a gerer un fort turnover, avec les quadras que l'on pensait fideles mais aussi avec la Generation X.



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08 septembre 2009

Generation Y...

generation-yOK, donc nous c'est la generation X: ados on etait la Generation Mitterrand (quel genie ce gars la...)
Et d'autant plus X que l'on s'est fait berner: retraites, chomage, environement, l'heritage a assumer n'est pas brillant.

Et voila, qui arrive doucement sur le marche du travail, encore plus nihiliste et nombriliste, la GenerationY.

Un tres bon article de ReadWriteWeb France explique que La génération Y va tout changer.  Hum, voire. A chaud c'est bien observe mais je ne peux pas penser qu'il n'y aura pas de mutations apres quelques annees en entreprise.

Observations:
  • Sur la branchitude et le multitasking -c'est la pour rester, les cadres sont deja tous visses a leur Blacberry.  Par contre, je pense qu'il y aura une forte minorite (20-40%) pour resister au social web, voire au mobile, ne pas repondre a tous les emails, etc... Soit parcequ'ils se sentent plus cool et ont un contact physique frequent avec leur tribu soit parceque ce sont des loners.
  • Pour la television, je suis d'accord, les annonceurs et les regies ont du soucis a se faire
  • Par contre, sur la pub il est indeniable que l'effet halo fonctionne toujours (une marque est cool ou pas) mais il faut integrer l'effet viral qui devient au moins aussi important que les formes traditionelles de pub.
  • En ce qui concerne le travail, j'ai blogge a de maintes reprises -le contrat tacite est casse depuis longtemps, nous sommes tous des mercenaires. La fidelite passe par soit des rapports de confiance (petites boites avec des patrons "cool") soit par des augmentations de salaires et promotions. 
  • Le rapport avec la hierarchie presque desinvolte en decoule et en sus les outils permettenttant de teletravailler d'une part et les projets / organisations matricielles de l'autre affaiblissent d'autant plus l'esprit d'appartenance a un service avec un patron. Dans les grosses boites, on a un patron fonctionel, des client internes et d'autres parties prenantes (stakeholders).
  • Pour le rapport a la politique et aux causes, je pense que l'idealisme de jeunesse s'emousse vite.
  • Pour l'info, c'est evident que les sources sont multiples, l'info est instantanee sur Twitter et les choix de sources sont facilites par le reseau social.
  • Pour le reste, je suis partage sur la consumerisation des progiciels (ca arrive mais les GenY vont s'adapter meme si c'est pas joli sur leur ecran), tout est evidemment mobile et j'ai traite brevement du marketing plus haut.




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25 juin 2009

Quelles attentes ont les jeunes par rapport a l'entreprise? (mais est-ce la bonne question?)


Vincent a releve la meme etude Cegos que moi, mais dans un media different (au passage, cela illustre bien le peu de contenu et valeur ajoute par le "mainstream media" qui se contente trop souvent de repiquer des communiques de presses).

Voici l'article que Vincent a vu dans 20Minutes (personne n'est parfait):Les DRH passent à côte des motivations des jeunes salariés
Mais celui que j'ai vu dans Challenges n'ajoutait pas grand chose: Le salaire, préoccupation numéro 1 des 20/30 ans

Voici ce que Vincent en pense dans son post intitule Les DRH passent à côté des motivations des jeunes salariés:
Selon une étude de Cegos, les jeunes (entre 20 et 30 ans) cherchent avant tout du concret lors du choix d'un emploi : de l'argent et une perspective de carrière. Voilà des motivations saines et somme toute rationnelles.

Et les RH dans tout cela ? Quels sont selon eux les principaux critère de choix des jeunes candidats ? La notoriété de l'entreprise et l'attractivité du poste, c'est à dire du virtuel. En gros, selon eux les candidats sont prêts à accepter n'importe quoi du moment que l'entreprise soit prestigieuse et le poste ronflant. On l'entend souvent d'ailleurs cette rengaine "vous devez être fiers de travailler au sein de notre entreprise". Ca à le mérite de ne pas coûter cher mais ça revient à payer les salariés en monnaie de singe.

20Minutes reprend les citations de Cegos (elles viennent d'ordinaire toutes pretes a l'emploi dans le dossier de presse):
Ces jeunes, qui ont vu leurs parents se surinvestir dans le travail sans être forcément payés en retour, conçoivent leur emploi de manière moins affective », commente Annick Cohen, consultante chez Cegos. « Le travail est un moyen pour eux, non une finalité », renchérit Jacques Coquerel, président du groupe Cegos. Conséquence : les jeunes développent une approche pragmatique et plus distancée que leurs aînés à l'égard de leur job et se montrent plus exigeants qu'eux sur leurs conditions de travail. Pour preuve : 62 % des 1 000 jeunes salariés interrogés placent le niveau de rémunération globale, les évolutions salariales (35 %) et les opportunités de carrière (27 %) qui leur sont proposés au premier rang de leurs priorités. De leur côté, les DRH pensent que l'image et la notoriété de l'entreprise, suivies par l'attractivité du poste sont les principaux leviers pour attirer ces jeunes. Ce décalage entre les attentes des jeunes et la politique de ressources humaines ne risque pas franchement de s'arranger.

Cegos est bien politiquement correct...

Comme je l'ecrit dans ce post "Je vis dans un film d'horreur: Baby Boomer Vampires!", les trentenaires ont "toujours connu le chomage de masse" et après deux décennies qui ont vu les employeurs traitent leurs employés de plus en plus comme des kleenex,
Les cadres ont le blues : quoi d’étonnant que le statut de mercenaire soit stressant? Ajoutons que nous sommes la premiere generation dont les enfants vivront moins longtemps que leur parents, que l'on se sente a l'oree d'un monde dont le centre de gravite est quelquepart dans le Pacifique et enfin que nos aieux nous laissent dette qui explose, environement degrade (c'est une litote) a l'heure ou eux partent a la retraite.

Merci les vieux...

Quelles solutions? A ceux qui proposent une renovation du du dialogue social, et si possible intergénérationnel, je repond que ce ne sont que des mots creux.

Ce que les jeunes veulentt c'est etre pris au serieux, avoir des responsabilites rapidement au lieu d'etre micro-manages par les anciens, ne pas etre dans une case appellee "diplome" jusqu'a la fin de sa carriere, pouvoir changer souvent de job ou role.

Et du fun: tant qu'a bosser jusqu'a 70 balais pour payer les retraites des vieux, autant s'eclater avec les collegues, non?

Je suis cependant pessimiste: encore faudrait-il encore que l'entreprise y ait interet: pour l'instant pour les entreprises cela veut dire que le rapport de forces demographique est en leur faveur. Ajoutes y la pression des marches financiers et actionaires pour maximiser l'EPS (earnings per share), et on vois vite comment le partage de la VA se fait. D'ou le salarie kleenex et le developmement des attitudes mercenaires. En france, il faut ajouter l'apauvrissement cause par les 35 heures, avec les blocages de salaires que cela a induit -d'ou le mecontentement autour du pouvoir d'achat: la france cree moins de richesse, c'est triste.

Je pensais que ca changerai avec la sortie du marche du travail des baby boomers mais c'est maintenant tempere par les delocalisations, offshore et near-shore. On verra ds qqs annees si les rapports sociaux evoluent...

PS: au passage, Cegos a loupe le passage au Web 2.0, cette page par exemple n'a que les communique de presse 2008. Bouh!



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15 juin 2009

Je vis dans un film d'horreur: Baby Boomer Vampires!

Il faut se rendre a l'evidence: notre generation s'est fait
entuber en beaute par les baby boomers qui ont profite du plein emploi
et de la croissance, s'en vont a la retraite avec un joli pactole (le
patrimoine des nouveaux retraites n'a jamais ete aussi eleve).

A l'inverse, notre generation a toujours connu le chomage de masse,
l'absence de reformes et les promesses trompeuses (style 35 heures qui
ont fait baisser le pouvoir d'achat tout en ne reduisant pas le chomage
-pour ca on est d'accord avec Aubry: c'est une vraie mesure
socialiste), mais aussi l'on decouvre avec acuite les ravages
environementaux.

La generation "apres moi le deluge" nous laisse un bel heritage... et
on va devoir travailler jusqu'a 70 ans pour payer leur retraite!

Une seule consolation: ils ont perdu pas mal de capital avec la baisse du credit de l'immobilier.




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05 mai 2009

L'amortisseur social francais nuit a l'emploi

J'ai poste de nombreuses fois sur le theme du chômage et des rigidites du marche du travail en France (voir les liens ci-dessous).

Challenges.fr a publie un petit graphique me permettant d'amener une piece a convinction a mes arguments: L' Amérique est plus prompte à créer ou détruire des emplois.

L'article est cependant un peu court dans ses conclusions:
  1. Evidemment, les salaries en poste en France ne pouvant etre vires du jour au lendemain comme en Angleterre, c'est un peu moins stressant
  2. Sauf que les francais sont nevroses et champions de consomation de medicaments. Irrationel? Au contraire, commen les gens ne peuvent etre vires, les meilleurs partent et les autres sont micromanages, la culture du petit chef n'aidant pas les relations sociales dans l'entreprise.
  3. Mais tel n'est pas le sujet de ce post. Dans le graphique ci-dessous, les zones (les aires pour parler francais) ou les USA croissent plus vite que l'Europe sont plus importantes que celles ou l'Europe decroit moins vite que les USA. Cela veut dire que si l'Europe detruit moins vite les emplois, elle en cree beaucoup moins vite.
    Ma conclusion? Le protectionisme social, comme par exemple les 35 heures, sont au final nuisibles a l'emploi. En l'occurence, c'est bien la mere Aubry qu'il faut accuser d'avoir fait stagner le pouvoir d'achat, et donc la consomation et donc la croissance en France.






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27 avril 2009

Pourquoi les Francais sont-il mal payes?

Vincent relaie ici un article sur les niveaux de remunerations en Europe.

C'est bien vrai, et si ce n'etait pas le cas je ne serais pas a London!

Dans mes posts precedents, j'en ai explique les raisons:
  • un chomage endemique, cause par trop une politique de l'offre (depenses publiques, etc...)
  • le rationement du travail facon 35 heures qui a ampute le pouvoir d'achat
  • une forte rigidite du marche du travail (conjonction d'une legislation stricte et d'une bonne remuneration du non-emploi)

En clair, la politique economique dirigiste et reglementaire pese sur la croissance et sur le travail.




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03 janvier 2007

Les statistiques du chômage font enfin la une!

Lors de notre pelerinage semi-annnuel en France pour les libations de fin d'annee j'ai ete frappe par la morosite ambiante: les Francais se serrent la ceinture pour les cadeaux de Noel mais aussi pour les agapes. Une anecdote m'a marque: deux responsables de rayons de vins a qui je demandais un "bon vin" pour accorder avec des mets m'ont oriente systematiquement en dessous des references que je citais. Et s'excusaient presque d'avoir des bouteilles a plus de 25 EUR!
Pas tres commercant mais representatif d'une humeur.

Ce n'est qu'une annecdote mais il reste que dans les sondages la morosite prime, comme celui ci qui "montre" qu'"Un Français sur deux craint de devenir SDF ...
"

La bonne nouvelle c'est que les francais se rendent compte qu'il y a un besoin de rupture, que les 35 heures n'ont pas fait du bien a leur pouvoir d'achat, ni resolu le probleme du chomage.

Les statistiques du chomage faisaient d'ailleurs la une du "nouveau tabloid Francais": France Soir. Ca me fait penser au Daily Mail plus qu'au Sun, principalement parceque la pepée de la page 3 est bien plus chaudement vetue! Bref, cet article de 18h.com résumme bien le propos:
Un collectif dénonce les chiffres tronqués du chômage

Voir leur argumentaire sur le site des Echos: Lire l'argumentaire
Le Monde a aussi de bon graphes (voir a cote).

En clair, il y aurait 4.4 millions de demandeurs d'emplois au lieu des 2.1 officiels.












Voir aussi mes posts precedents sur le sujet:

16 août 2006

Le chômage progresse en GB

J'ai entendu une reflexion durant mes vacances en France sur la montée du chômage en Grande-Bretagne... C'est vrai: UK unemployment continues to rise (BBC), le taux est maintenant de 5.5%...

A comparer avec 9% fin Juin en France...

Voir aussi Usines a gaz sur les politiques de l'emploi, Réforme de l'état: quand l'Espagne montre le chemin pour la comparaison avec l'Espagne et autres posts classifiés sous les catégories ci-dessous.

Durant d'autres conversations, il me semble que l'opinion est en train d'évoluer doucement sur les 35 heures. Les effets pervers ce ce qui pouvait etre percu comme une bonne nouvelle (chouette, plus de vacances) commencent en effet a se faire sentir:
  • le pouvoir d'achat stagne (salaires geles apres les negotiations des accords pour les 35h)
  • les entreprises et les salaries ont du mal a planifier 10 semaines de conges par an (embauches gelees, etc...)
Ce qui m'etonne toujours c'est que le raisonnement de Martine Aubry ait pu passer, meme a l'epoque. Il s'agit ni plus ni moins a mon sens que d'une approche digne de l'URSS:
  • pas assez de travail (ou de farine, chemises, ou autres), donc on rationne
  • le hic c'est que le travail genere de la valeur, rationner le travail c'est ralentir la croissance
Mais la France evoluant fort lentement ou par brusques soubresauts, on semble loin d'une liberalisation du marché du travail...

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05 avril 2006

Les greves vues de Londres

Edito au vitriol dans le Times (tendance libérale et anti-Européenne a la Murdoch) sur les manifs anti-CPE:
Vive la révolution - Comment - Times Online

"To recap, the French strikes are intended to stop the Government introducing a first tiny element of flexibility into France’s sclerotic employment system. At present it is almost impossible to fire anyone under French law without a long process of complaints, warnings, claims, counter-claims, and hearings at the prud’hommes, a kind of employment tribunal which can go on for months or until one party or the other, ready to die of boredom, gives in. This means that no employer in his right mind wants to take on a new employee with no experience, in case he turns out to be a dud and then the employer is lumbered with him for keeps. And that in turn means that the young, fresh out of university or school, live with 25 per cent unemployment – and worse in many of the banlieues where young people spent last autumn rioting. The bright idea of Dominique de Villepin’s Government is to make it easier to fire people under 26 – thereby encouraging employers to take more of them on in the first place. But French voters, especially the young ones who might actually benefit from the change, are dead against any change to the cosy, statist jobs-for-life system they’re used to."

Un bon résumé non?

Pour ceux qui ne lisent pas (encore) l'anglais, utilisez donc le service de traduction de la Yahoo! toolbar, j'ai du boulot et je suis pas au 35 heures moi!


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14 mars 2006

Etrangetés du systeme politique francais

Tout d'abord, une excuse aux lecteurs qui ont remarqué la disparition des accents: je n'ai qu'un clavier QWERTY et utilisait Micro$oft Word avec Blogger pour Word, mais ce petit ad-on plante et le copier-coller de Word vers ne fonctionne pas (car comme d'habitude MSFT ne se conforme pas aux standards et insere des codes HTML speciaux et incompatibles avec Blogger...)

Alors que la situation politique sur le CPE se transforme en guerre de tranchées, les issues en paraissent peu claires.

D'un cote, le gouvernement s'accroche a une mesure qu'il présente comme essentielle pour résorber le chômage des jeunes et qu'il voit comme l'un de ses projets phares.

De l'autre l'occasion de se regrouper au nom de la défense des salariés est trop belle pour une gauche émietté. J'ai déjà ironisé sur ces syndicats étudiants défendant les avantages qu'ils n'ont pas acquis. Quant au projet gouvernemental il ne m'apparaît que comme un cataplasme sur une jambe de bois, créant des complexités et des castes supplémentaires dans le droit et le marche du travail.

Les choses commencent a prendre une tournure... intéressante. Il devient de plus en plus clair que le gouvernement est sur la défensive, traumatisé par le cas Juppé (qui avait du démissionner après une révolte estudiantine qu'il avait essaye de moucher en restant droit dans ses bottes). Les amendements qu'il propose renforcent l'impression d’impréparation et d'amateurisme.

Vu d'outre-manche, le processus dans son ensemble est pour le moins intriguant et révélateur d'une conception de la vie politique et de l'esprit français bien peu adapté aux collaborations transversales et aux changements rapides qui caractérisent le monde d'aujourd'hui. Le Français est caractérisé par un fort individualisme (le travail en groupe a l'école n'est que peu récompensé par exemple), une structure très hiérarchique et la peur de l'incertitude. Autant de traits qui expliquent pourquoi ce pays est régi par des énarques fonctionnaires?

Pour en revenir au CPE, lorsqu'on compare ce cas aux débats intervenant dans d'autres pays, les faits suivants me frappent:
  • il n'y a pas eu de phase longue de préparation de l'opinion par des études et une recherche de consensus sur la natures et les causes du problèmes (en l'occurrence le chômage des jeunes)
  • par conséquent, il n'y a pas eu non plus de débat sur les remèdes à proposer
  • le gouvernement a imposé une mesure sans discussion
  • les catégories concernées se sont senties frappées d'ostracisme et ont proteste
  • comme le gouvernement n'a pas non plus cherche le consensus dans ses propres rangs, la polémique s'est développée
  • et comme en France on aime protester, on a vu les étudiants se mettre en grève (allo, les gars, la nation vous paye pour étudier, qui cela gêne le plus de ne pas aller en cours?)


Voir également:

Tags: Villepin, emploi, chômage, CPE, France, jeunes, société, transmanches.blog, économie,

10 mars 2006

Ces jeunes qui pensent vieux

Excellent billet d'Ivan Rifoul ce matin dans le Figaro: Ces jeunes qui pensent vieux (Le Figaro, 10/03/06)
Ses conclusions sur les jeunes rejoignent les miennes: les jeunes ont "raison d'être déçus d'une société qui, depuis vingt ans, mégote leur place."

On diverge cependant sur le CPE: je pense que c'est une autre invention d'énarque qui rend le marché du travail moins flexible et encore plus complexe, qu'il crée des effets de seuils entre les différents statuts -comme autant de barrières entres les privilégiés du CDI (ou les planques à fonctionnaires). L'auteur vilipende l'atonie de la gauche (mais faut-il s'en plaindre après 14 ans de mitterrandisme économiquement destructeur?), arc-boutée sur la défense des "intérêts égoïstes" et le "traitement social du chômage", expression désignant de nombreuses niches de travail aidé. L'échec des 35 heures a pourtant montré que rationner le travail détruit de la richesse sans créer d'emplois.

Je titrais le 24 Janvier sur "Où sont passés les jeunes français qui en veulent?" Et bien j'ai la réponse: toujours d'après cet article du Fig, 76% des 15-30 ans jugeaient l'an dernier attractif de devenir fonctionnaires tandis que 82% des leurs parents les y encourageraient.

Autant pour l'esprit d'entreprise, cela ne promet guère pour l'avenir... Je reproduis l'article ci-dessous car la mise en page du site passe mal sur Firefox.

Tags: CPE, chômage, emploi, France, jeunes, politiques, économie, société


Ces jeunes qui pensent vieux
Le bloc-notes d'Ivan Rioufol - 10 mars 2006, (Rubrique Opinions)

Les jeunes ont raison d'être déçus d'une société qui, depuis vingt ans, mégote leur place tout en les flattant. Le jeunisme se révèle comme l'artifice destiné à feindre la modernité. En France, des moins de 30 ans se font ainsi régulièrement balader par la gauche copain-copain : un abus de confiance confirmé, mardi, avec le succès relatif des processions contre le contrat première embauche. Ce faisant, une génération bernée s'active à l'être davantage.

Si les non-diplômés ont tant de mal à trouver un emploi, c'est parce que l'École s'est montrée idéologiquement rétive à l'apprentissage et à l'ouverture sur l'entreprise. Des centaines de milliers de postes sont vacants dans la métallurgie, la maçonnerie, la menuiserie, la serrurerie. Pour ces jeunes, le CPE devrait permettre d'accéder à ces métiers, en laissant à l'entrepreneur la liberté de licencier durant deux ans. Pas de quoi s'étrangler. Les lycéens et étudiants veulent-ils bloquer l'accès au travail à moins lotis qu'eux ? C'est ce qu'ils laissent comprendre, en se faisant manoeuvrer par d'archaïques syndicats soucieux de leurs intérêts égoïstes. La fonction publique, mobilisée mardi, n'est en rien concernée par ce contrat. Mais elle y voit l'inacceptable atteinte à l'État providence, construit sur un Code du travail interdisant la nécessaire flexibilité.

Le CPE, approuvé par les parlementaires, a un mérite : celui de rompre avec un système qui ne fonctionne plus et qui écarte 23% des 15-29 ans d'un marché du travail bloqué par trop de contraintes. Cette politique, parce qu'elle s'inspire d'une timide vision libérale, suffit à la déjuger aux yeux des doctrinaires. Cependant, il n'est plus possible de défendre un système qui exclut les moins formés et fait fuir les plus entreprenants. Des décennies d'éloges du pantouflage ont laissé des traces. L'année dernière, un sondage révélait que 76% des 15-30 ans jugeaient attractifs de devenir fonctionnaires. Cette semaine, une enquête Ipsos montre que 82% des Français encourageraient leurs enfants à entrer dans la fonction publique. C'est ce pays immobile et soucieux de sa retraite qui renoue avec son rituel gauchisant. Mais ce sont des conservatismes qui s'expriment. Ils aggravent la marginalisation des jeunes, en leur transmettant des préoccupations de vieux.

Contre-offensive étudiante

Jusqu'où la France devra-t-elle tomber pour que la gauche se réveille ? Un sondage révèle que plus de trois Français sur quatre considèrent que le pays est dans une phase de déclin. Dans son dernier livre (L'Europe en crise, que faire ? Éditions Clément Juglar) le Prix Nobel de sciences économiques, Maurice Allais, rappelle : «Dans tous les pays du monde la France se distingue par un record incontestable mais désastreux. C'est le pays où l'on entre le plus tard dans la vie active. C'est le pays où la durée de travail est la plus réduite. C'est le pays où l'on prend sa retraite à l'âge le plus faible.»
Sur l'ensemble de ces sujets, l'absence de propositions du Parti socialiste, fer de lance de la contestation anti-CPE, fait douter de sa lucidité. Il ne réagit qu'aux 35 heures, aux emplois aidés, au droit à travailler moins. Sentiment de décrochage aggravé par le vide qui s'installe dans le programme de Ségolène Royal, probable candidate à la présidentielle. Elle admet : «Je n'ai pas à avoir un avis sur tout» (nos éditions de lundi). Mais elle n'en a sur pratiquement aucun sujet, mise à part l'éducation des enfants. Une atonie à l'image de son camp.
Face à ces effacements, la volonté de réforme de Dominique de Villepin mérite d'être soutenue. D'autant que les syndicats ne peuvent se prévaloir d'une représentativité les autorisant à parler au nom de la jeunesse ou des salariés du privé. Or s'exprime désormais, au sein de la majorité, une crainte à l'idée d'affronter une minorité. Le premier ministre se dit prêt à discuter d'un «statut» de l'étudiant afin d'amadouer l'Unef. Mais un recul serait la victoire des brasseurs d'air. D'autant que les étudiants et lycéens ne se reconnaissent pas tous, loin de là, dans ces mouvements téléguidés qui détournent les inquiétudes des jeunes. Mercredi, le nouveau Conseil représentatif national des lycéens a estimé qu'il faut «laisser une chance au CPE, pour voir s'il répond à un problème de l'emploi des jeunes». Un raisonnement de bon sens, soutenu dans de nombreuses universités, de Rennes à Tours en passant par Jussieu (Paris). Et si la contre-offensive venait des étudiants eux-mêmes ?

Refus de voir

Une constatation : le malaise social des jeunes n'est pas propre aux adolescents des banlieues. Ceux-là avaient été excusés par les belles âmes pour leurs razzias de novembre, mises sur le compte du chômage et de la précarité. Mais ce sort est le lot de toute une génération, même si les cités sont touchées plus rudement. Est-ce que les manifestants de mardi ont brûlé des voitures, des écoles, des commerces ? Leur bonne tenue fait ressortir le caractère ethniquo-religieux des dernières émeutes. Aussi est-il curieux d'entendre le discours dominant contester cette évidence. Un aveuglement qui n'est plus de mise aux Pays-Bas. Ce pays, fameux pour sa tolérance, s'est à ce point raidi contre l'islam que la ministre de l'Immigration, Rita Verdonk, en est à réclamer que le port de la burqa dans les rues soit sanctionné et que l'usage du néerlandais soit obligatoire en public. Attitude excessive. Mais le refus de voir est certainement plus dangereux.

Mort d'un modèle

La mort de Philippe Muray, 60 ans : cet écrivain mal connu, étiqueté «réac» par les «mutins de Panurge», dénonçait avec acuité, drôlerie et érudition, le conformisme «citoyen» de l'époque. Un modèle.

11 février 2006

CPE: quel est le retour sur investissement de la manif?

Il y a au moins une chose positive depuis que la droite est revenue au pouvoir: les chiffres commencent à sortir sur l'impact économique des politiques et faits sociétaux. Un pas en avant contre la culture de "l'Etat n'a qu'à payer"?

Par exemple il est rapporté dans cet article du Figaro que la manif contre le CPE a coûté 160k€, dont 87.510€ financés par les syndicats et le reste par le contribuable (à raison de 1000 à 1500 manifestations par an, l'ardoise serait donc de 108 m€ pour Paris uniquement!). C'est sans aucun doute un défoulement que de défiler et de l'ouvrir mais l'on peut se demander quel est le retour sur investissement?

Les syndicats ne feraient-ils pas mieux de financer des études chiffrant l'impact du CPE sur le chômage (nul?) des jeunes où son impact sur la précarité (puisque c'est leur principal argument)?
Cela permettrait d'amener de l'eau au moulin et de débattre sur des faits plutôt que des arguments plus ou moins fondés. Ce genre de débat par études interposées est courant dans les pays anglo-saxons, et permet en outre de trouver des solutions négociées sans perdre la face.

Mais il est vrai que les syndicats ne sont pas représentatifs en France (le nombre d'adhérents ne cesse pas de baisser) et qu'ils ont plutôt intérêt à se faire entendre –plus les chiens sont petits, plus ils aboient…



Liens: Ce que coûte une manifestation (Le Figaro 11/02/06)


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08 décembre 2005

Génération vieux et chômage

18h.com titrait hier sur Comment le papy boom va révolutionner le marché du travail, suite a un rapport du plan.

La bonne nouvelle pour les trentenaires, c'est que "Pour la première fois depuis les années 1970, en raison de la hausse de 50% des départs en fin de carrière, le nombre de postes à pourvoir sera globalement supérieur ou égal au nombre de jeunes sortant du système éducatif. En partant d’une hypothèse de croissance médiane de 2% par an sur la période 2005-2015 et d’une baisse du taux de chômage de à 7,5% d’ici 2012, le nombre de départs de l’emploi serait de 600 000 par an et les créations nettes d’emploi de 150 000 par an."

En clair, un marché plus favorables aux demandeurs d'emplois et peut être un espoir pour les stagiaires et autres emplois kleenex devenus la norme après 20 ans de chômage massive

La conclusion de la Commissaire au Plan (quel anachronisme vieillot aux relents dirigistes), Sophie Boissard, est qu'il y a un risque de "«scénario noir » où cohabiteraient chômage de masse et des pénuries de main d'oeuvre sectorielles"si les "compétences des chômeurs ne correspondent pas aux profils recherchés par les entreprises. Avec le risque de voir la croissance promise à certains secteurs finir par s'éteindre, faute de combattants."

Les recommandations du plan sont une succession de platitudes: 'il faut travailler sur la formation, offrir des perspectives de carrières, etc… Sans blagues!

Questions a Sophie Boissard:
  • Ne vaudrait-il pas mieux rendre le marché du travail moins rigide? Par exemple en ayant recours a un temps de travail flexible et choisi pour les couples avec enfants (et les autres), inciter par exemple deux mi-temps a partager un poste ou aider un consultant a avoir plusieurs employeurs en même temps?

  • La France et l'Allemagne sont deux pays ou le diplôme prime sur l'expérience, même après 15 ans de carrière. Il se trouve que ces deux pays sont confrontes a un taux de chômage endémique. Coïncidence?

  • Les sortie en retraites ne devraient elles pas être progressives, avec un temps de travail graduellement dégressif?


Voir également mes posts précédents sur le sujet:
  1. Europeus.org: Quand les jeunes se vengeront

  2. Réformes des retraites: après nous, le déluge!

  3. Génération vieux

  4. Télescopages

  5. Taux de chômage: de qui se moque t-on?

  6. Laurent Bervas: C’est pas glamour pour les trentenaires

10 octobre 2005

Pourquoi aller bosser à Londres?

Si les freins a rester en France (langue, liens familiaux, culture, environnement et cuisine) sont forts, les attraits de l’expatriation le sont également : économie faiblarde, défaitisme ambiant, dirigeants décrédibilisés, chômage endémique.

Le Monde en rajoute une louche en publiant une enquête de l’APEC-Hewitt sur les salaires des cadres : Les cadres français gagnent moins que leurs homologues britanniques mais plus que leurs confrères italiens (on admire le titre-lapalissades).
La comparaison avec le Royaume Uni confirme mon expérience : salaires (nets, et les impôts sont prélevés a la source) nettement plus élevés, salaire au mérite et non selon des grilles de salaires (ecole-tranche). Ceci étant dit, les facilités pour le travail des femmes ainsi que les prestations santé laissent toujours fort à désirer, je m’étendrais sans doute là dessus dans un post futur.

En plus, y’a du boulot : le taux de chômage des jeunes y est moitié moins élevé qu’en France et ils font même des progrès en cuisine