14 décembre 2009

35 heures, le grand gachis de la gauche

Le Figaro d'aujourd'hui titre sur "La France paie toujours la facture des 35 heures" pour commemorer ce funeste anniversaire:
C'était il y a dix ans, le 15 décembre 1999. Le Parlement faisait entrer définitivement la France dans l'ère des 35 heures en adoptant la seconde loi Aubry sur la réduction du temps du travail.
Bizarrement, pas un mot a Libé...

L'article du Canard Dassault est assez eloquent, morceaux choisis:
Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 2002 n'ont eu de cesse de corriger ce que Lionel Jospin avait fini par qualifier d'«erreur économique » et que Nicolas Sarkozy estime aujourd'hui être une «erreur historique». D'après l'institut de recherche COE-Rexecode, les 350 000 emplois créés ­entre 1997 et 2002 ne l'ont été que grâce à la croissance, et pas grâce à la réduction du temps de travail. «L'accroissement de l'emploi n'a pas été supérieur en France sur cette période, alors que nous avions une croissance plus forte , remarquait dès 2004, son directeur, Michel Didier. Il n'y a pas eu un enrichissement supérieur de la croissance en emplois qui s'expliquerait par la réduction du temps de travail.»
Côté finances publiques, les 35 heures ont coûté cher : 15 milliards d'euros par an, à partir de 2002, en allégements de charges, pour compenser en partie l'augmentation de 11 % du coût horaire du travail. Ces aides n'ont pas suffi, car les entreprises ont dû piocher dans leurs gains de productivité et geler les salaires pendant plusieurs années pour régler la note.
Côté compétitivité, ce n'est pas mieux. Selon COE-Rexecode, la perte de plus de 3 points de parts de marché de la France dans la zone euro depuis 1999 serait ainsi largement imputable aux 35 heures, qui handicapent les entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes. «Nous avons peut-être évité l'effondrement, mais pas l'affaiblissement, concluait Laurence Parisot en 2007 dans Besoin d'air. Nous avons toujours le droit de jouer dans la compétition économique mondiale, mais plus en première division !»
J'ai deja pas mal bloggé sur la question, notamment dans ce post:Segolene vs. Aubry: mon verdict
Apres tout, c'est Aubry qui s'est dit que s'il n'y avait pas de boulot, il faudrait le rationner. Mais cette logique crypto-communiste oublie que si l'on reduit la duree legale du travail a 35 heures, la nation cree moins de richesse. Donc moins de travail.
Voir aussi:








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1 commentaire:

Ludovic Windsor a dit…

Reponse aux commentaires sur Le Post:

Yanlaude, Henri,

Les problemes avec les 35 heures sont multiples. Si travailler moins en soi n'est pas un mauvais objectif, son implementation est franchement mauvaise:
- en termes d'images, un impact sur la competitivite de la France
- en termes d'organisation du travail
- en termes de cout du travail

Le resultat c'est que les cadres en particuliers ne sont pas toujours content de l'annualisation des 35 heures -difficile a gerer- et moins encore de son impact pecuniaire. Car il faut le dire: les 35 heures ont pese sur la croissance et sont la cause principale de la stagnation du pouvoir d'achat dont on parle tant.

Juste au cas ou ce n'est pas clair: Aubry = 35 heures =

Mais l'essentiel n'est pas la: cette reforme a ete "vendue" par le PS et Martine Aubry en particulier comme un moyen de creer des emplois -un raisonnement fondalement errone a la base: le rationnement n'est pas une solution a appliquer au marche du travail (cf. mes posts precedents, par exemple http://transmanches.blogspot.com/2009/05/l-social-francais-nuit-l.html ).

Sur ce point, zero pointe.

Il faut accepter que la duree du travail doit etre flexible pour prendre en compte les evolutions societales, par exemple les formations ou departs graduels a la retraite. La duree du travail doit etre choisie et non imposer, la gauche s'est trompee de bataille, comme d'habitude.