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25 octobre 2011

Hadopi, tout faux

En plus de criminaliser les consommateurs, Hadopi a un autre defaut: il ne favorise pas la creation.
En clair, il ne s'agit que de proteger les maisons de disque.

Hadopi: bilan négatif pour les artistes-interprètes - LExpansion.com
C'est l'industrie du disque qui va mal, parce qu'elle n'a pas su anticiper par son incompétence les évolutions du marché de la musique. Pas la création. On ne peut pas laisser les dirigeants de ce secteur diriger seuls car ils nous mènent à la catastrophe", s'énerve François Nowak.

On n'est pas tres loin de la definition du racket organisé.

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19 avril 2010

Sur les lobbies de l'industrie musicale

Pas grand chose a rajouter a ce post, si ce n'est qu'il est bien plus facile de crier au pirate que d'analyser les vraies causes de la deconfiture du business model de l'industrie musicale: une crise de l'offre.

Le GAO affirme que les chiffres du piratage sont contrefaits | ReadWriteWeb France
« Depuis des années on nous martèle l’image du pirate, pillant les navires des pauvres multinationales. Aujourd’hui le GAO nous démontre que le danger ne vient pas du partage de fichiers mais bien de l’industrie elle même. Cette dernière manipule opinion publique et politiques dans le but de faire passer des lois liberticides. Il est temps de rejeter à la mer les mensonges instillés depuis tant d’années, et de regarder le partage de fichiers avec un œil neuf et critique. J’en appelle au sénateur Monfils, qui base sa loi sur ces chiffres erronés et je lui demande s’il est prêt à jouer les libertés des citoyens sur des mensonges ? » déclare Raphael WENRIC, porte-parole d’Hadopi-Mayonnaise.
Au passage, tiens j'ai fait la connerie d'acheter un album sur iTunes et evidemment j'arrive pas a le graver. Donc pas de sauvegarde. J'aurais mieux fait de l'acheter sur Amazon MP3 ou il n'y a pas de DRM...

Voir aussi mes posts precedents:




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15 septembre 2009

Les maisons de disques creusent leur tombe elles memes!



Une collegue ayant achete le "The Very Best of" d'Aerosmith (merci de cliquer, tous les sous gagnes avec ce lien sponsorise seront transformes en biere) en prevision de les voir pour un concert prive en Octobre j'ai regarde un peu ce a quoi la musique sous forme d'objet physique ressemblait -ca faisait longtemps que je n'en ait pas achete!

J'ai blogge de nombreuses fois sur le sujet de la musique en ligne et des droits d'auteurs, et ce CD confirme ce que je pense. Cette compil a 18 titres, a 18 neuros SVP (sauf pour la version collector a 20??), dont deux chansons exclusives mais qui n'apportent pas grand chose, pourquoi n'avoir pas mis Dream On ou autres ...?

A l'interieur, une brochure de 12 pages avec des photos et les titres des chansons, et 2 pages de remmerciement. Le minimum syndical de la part de Columbia/Sony/BMG/Universal (que comprendre dans l'empilement de ces marques?): pas d'histographie, pas de paroles, bref, aucun interet d'acheter le CD et ce d'autant plus qu'il n'est meme pas remasterise.

Le passage du vinyle n'a, contrairement a ce que l'on pense et malgres la technologie, pas apporte grand chose en terme de qualite -tres peu d'albums a l'epoque ayant ete remasterises. Encore maintenant, peu sent enregistres en DDD. Le mp3 marque meme un saut... en arriere au niveau de la qualite.

Au niveau du contenu, des sommes marketing faramineuses ont ete depensee pour promouvoir des daubes interstellaires et encore maintenant la duree de vie moyenne d'un groupe est si courte que les fans n'ont pas le temps d'etre fidelises: ou sont les nouveaux Stones, U2, REM???

Bref, avec peu d'amelioration technologique perceptible a part un contenu consomable et transportable plus facilement car sous forme numerique, un foisonnement nuisible a la clarte de l'offre les maisons de disques ont creuse leur propre tombe car leurs produits ont ete graduellement percu comme ayant peu de valeur.
En sus, elles ont laisse filer ce qui a vraiement de la valeur ajoutee pour leur public: les jeux videos (Rock Hero), la gestion des concerts et les produits derives.

Belle lecon de capitalisme: a force de la traire, on tue la poule aux oeufs d'or. Il est facile apres d'accabler les "pirates" qui tuent la creation, mais les maisons de disques ne pourront pas longtemps faire l'economie d'une douloureuse remise en question.

Et les artistes? Ils vont toucher moins d'argent sur leur propriete intellectuelle (la musique) et plus sur les produits derives: concerts, publicite et sponsoring, partenariats, etc... En court-circuitant les maisons de disques comme REM et d'autres le font deja.



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30 avril 2008

Haro sur les pirates... mais le probleme des maisons de disques est plus profond...

Lu ce matin sur L'Expansion.com:
Les producteurs de disques veulent sanctionner rapidement les pirates

Je suis d'accord avec les commentaires sur le prix de la musique: il est facile de crier haro sur les pirates, mais les maisons de disque (n'est ce pas un terme delicieusement desuet?) devraient egalement balayer devant leur porte et s'interroger sur l'offre.

En sus du prix et en depit des politiques protectionnistes (quotas pour les chansons francaises, etc...) qui ont le meme effet que la ligne Maginot, l'offre de musique souffre d'un renouvellement extremement rapide alors que les locomotives des annees 70-80 s'essoufflent. En effet, il y a moins de groupes phares sortant des opus tous les 18 mois et beaucoup de premiers disques, certains de tres bonne facture mais cela rend la fidelisation du consommateur de musique difficile. Finalement, les tenors (Stones, Police, etc...) ne sortent plus de disques mais se produisent en concert -or les maisons de disques captent de moins en moins ce flux de revenu...

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19 mars 2006

DAVSI, sommet de la franco-cacophonie?

J'avais commencé un fort joli post sur la cacophonie a la francaise sur droits d'auteurs pour la musique en ligne, et pouf, Firefox a crashé. Ca arrive moins souvent qu'avec Micro$oft Interbete Explorer, mais c'est rageant de perdre des posts.

Anyway....

Plus je list sur le DADVSI, plus le sujet me semble compliqué. En bref, le législateur veut légiferer sur la maniere de gerer les droits d'auteurs lorsque la musique est telechargee.

Il y a deja un systeme assez complique en place ou les diffuseurs de musique paient leur ecot a la SACEM qui a son tour reverse les droits d'auteurs (moins evidemment ses couts) aux auteurs. Cela s'applique aux radios, mais la France etant toujours avide de reglementation kafkaienne, egalement au magasin d'articles de plage qui met NRJ en bruit de fond pour attirer le chaland.

Les deputes ont donc imagine un systeme de perequation identique pour la musique en ligne appellé licence globale. Car c'est bien connu, il faut le-gi-fe-rer! Mais c'est la que le probleme se corse, car il y a foule de questions technique et mon avis est que les deputes sont completement depasses et les lobbies de l'industrie musicale sont tres actifs.

Quels sont les enjeux alors?
  1. Le droit a la copie privée: en théorie, les particuliers ont le droit de faire une sauvegarde. Cependant, les rapetous de la musique et du film vont jusqu'a mettre des programmes espions dans les CD's (Sony dans ce cas) et les DVD's sont protéges contre la copie. Pratiquement, il est donc difficile d'exercer son droit, d'autant plus que le législateur, a la botte des lobbies, souhaite empecher de contourner les dispositifs anti-copie.
  2. Il faut noter que le consommateur paie deja une taxe sur les supports vierges (auparavant musicassettes, etendu par la suite aux CD et DVD vierges -tant pis pour ceux qui les utilisent juste pour faire des sauvegardes de leurs blogs).
  3. L'autre enjeu est la vente liée: les musiques telechargees sont souvent compatibles avec seulement un seul lecteur (iTunes ne marche qu'avec les iPods). On appelle cela du lock-in. Mais comment forcer Apple a deverouiller iTunes rien que pour la France?

Le débat nage dans la confusion. Pour ma part, je pense que les majors doivent ameliorer l'offre et le rapport qualité prix plutot que de criminaliser les ados qui s'echangent quelques mp3...



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13 mars 2006

Musique en ligne = profit warning?

L'Expansion titrait l'autre jour sur Les jeunes européens achètent trop peu de musique, ou ils rapportent une étude de Jupiter Research prédisant que nos jeunes sont tellement habitués a la musique gratuite qu'il sera impossible de les sevrer, d’où un risque pour les marges des majors de la musique.

D'une part, la prédiction est osée… et probablement infondée: ces mêmes jeunes apprennent bien a aller faire les courses tout seuls lorsqu'ils partent de chez papa maman, ou le ils se nourrissaient poutant gratuitement grâce a un système peer-to-peer (je demande du banania a "maman" qui me le livre par FTP via le serveur "frigo"). Cela fait partie du processus normal appellé "grandir".

D'autre part, si les majors s'en mettent moins dans les poches, ce sera probablement une bonne chose:
  • d'une part ils vont cesser de promouvoir des navets dont personne ne veut: trop d'offre (de piètre qualité comme l'écrit Laurent ici) tue la demande, les consommateurs perdant intérêt lorsque un groupe lance un album et disparaît le lendemain

  • de l'autre, c'est probablement un juste retour de manivelle: vendre des CD a 16-17 neuros a des jeunes c'est proche de l'arnaque

Mais bon, certains sont contents tout de même: Warner Music se refait une santé grâce aux téléchargements (18h.com).

Avec le recul, cela sent comme une manoeuvre de la part des majors de la musique préparant le débat sur les droits d'auteurs (voir le fiasco gouvernemental sur la gestion des droits d'auteurs et la licence globale)...



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12 mars 2006

On s'en fout! (mais peut etre pas?)

Eurovision: le candidat de la France désigné mardi soir sur France 3 (Le Monde.fr, 13/03/06)

Mais apres reflexion, s'en tape t-on tant?

Car ce sont les con-sommateurs qui payent les dépenses marketing nécessaire a la promotion de cette daube.

L'economie connectée permet une dés-intermédiation entre les musiciens (voir le cas de Sandi Thom, artiste de Tooting, grand-Londres, pres de chez moi, se produisant sur internet devant 60000 fans). Et permet donc aux auditeurs de choisir leur musique au lieu de consommer les nanards ce que les majors essaient de refiler: voir l'example de Lala.com qui permet de s'echanger des CD. Cet article pointe le fait que WalMart stocke 5000 titres alors que l'industrie musicale en sort 30000 par an.

Le modele économique des majors de la musique est-il donc attaqué, par la diversité et la qualité plutot que par les téléchargements en ligne?


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